Et tu dors…
Comme si le monde n’existait plus.
Ton souffle est là,
sur mon épaule,
silencieux comme une promesse.
Moi,
je suis éveillé.
Non pas parce que je ne peux pas dormir,
mais parce que je n’ose pas fermer les yeux.
Il y a dans ton sommeil
quelque chose de sacré.
Comme si le ciel avait posé la main sur toi,
et m’avait dit doucement :
“Tu vois ?
C’est elle.”
Je ne te regarde pas comme un homme regarde une femme.
Je te regarde
comme un naufragé regarde la terre ferme.
Tu dors,
et moi je veille.
Et c’est ainsi que je deviens
ce que je n’avais jamais été :
fort.
Si jamais le monde t’oublie,
je me souviendrai.
Si jamais le vent se lève,
je serai mur.
Si jamais tu tombes,
je ne te relèverai pas—
je tomberai avec toi.
Et tu dors…
Et moi,
je t’épouse dans le silence de cette nuit.
Sans prêtre,
sans témoin,
sans autre serment
que mon cœur battant
à côté du tien.
Et tu dors…
Comme si le monde n’existait plus.
Ton souffle est là,
sur mon épaule,
silencieux comme une promesse.
Moi,
je suis éveillé.
Non pas parce que je ne peux pas dormir,
mais parce que je n’ose pas fermer les yeux.
Il y a dans ton sommeil
quelque chose de sacré.
Comme si le ciel avait posé la main sur toi,
et m’avait dit doucement :
“Tu vois ?
C’est elle.”
Je ne te regarde pas comme un homme regarde une femme.
Je te regarde
comme un naufragé regarde la terre ferme.
Tu dors,
et moi je veille.
Et c’est ainsi que je deviens
ce que je n’avais jamais été :
fort.
Si jamais le monde t’oublie,
je me souviendrai.
Si jamais le vent se lève,
je serai mur.
Si jamais tu tombes,
je ne te relèverai pas—
je tomberai avec toi.
Et tu dors…
Et moi,
je t’épouse dans le silence de cette nuit.
Sans prêtre,
sans témoin,
sans autre serment
que mon cœur battant
à côté du tien.